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Sénégal
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Pour les articles homonymes, voir Sénégal
(homonymie).
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République du
Sénégal (fr) |
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(Détails) |
(Détails) | |
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Devise nationale : Un Peuple, Un But, Une
Foi |
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Langues officielles |
Français
[Dérouler]
Diola
Malinké
Pular
Sérère
Soninké
Wolof
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Capitale |
Dakar 17° 28' 24.06
O 14° 43' 29.06 N |
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Plus grande ville |
Dakar |
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Forme de l’État -
Président Premier
ministre |
République semi-présidentielle Abdoulaye Wade Souleymane Ndéné
Ndiaye |
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Superficie -
Totale - Eau (%) |
Classé 86e 196 722 km² 2,1% |
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Population -
Totale (2008) -
Densité |
Classé
68e 12 853 259 . hab. 59.26
hab./km² |
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Indépendance -
Décolonisation |
De la France 4 avril 1960 |
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Gentilé |
Sénégalais |
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IDH (2003) |
0.458 (taux faible) (157e
sur 177 pays classés[3]) |
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Monnaie |
Franc CFA
(XOF) |
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Fuseau horaire |
UTC 0 |
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Hymne national |
le Lion rouge |
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Domaine internet |
.sn |
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Indicatif téléphonique |
+221
|
Carte du
Sénégal
Le Sénégal, officiellement la République du
Sénégal, est un pays d'Afrique de
l'Ouest appartenant à l'Afrique
subsaharienne. Il est bordé par l'océan Atlantique à l'ouest, la Mauritanie au nord et à l'est, le
Mali à l'est et la Guinée et la Guinée-Bissau au sud. La Gambie forme une quasi-enclave dans le
Sénégal, pénétrant à plus de 300 km à l'intérieur des terres.
Les îles du Cap-Vert sont
situées à 560 km de la côte
sénégalaise.
Le pays doit son nom au fleuve qui le borde à l'est et au
nord et qui prend sa source dans le Fouta
Djallon en Guinée. Le climat est tropical et sec avec
deux saisons : la saison sèche et la saison des pluies.
Pendant la période coloniale, plusieurs comptoirs
appartenant à différents empires
coloniaux s'établissent le long de la côte. La ville
de Saint-Louis devient capitale
de l'Afrique occidentale française puis ce sera la ville de Dakar en 1902 laquelle
deviendra ensuite la capitale de la république sénégalaise au moment de
l'indépendance en 1960.
Depuis 2000, le
président du pays est Abdoulaye Wade. Intégré aux principales instances de la communauté
internationale, le Sénégal fait également partie de l'Union africaine (UA) et de la Communauté des États sahélo-sahariens.
Étymologie
.
Article détaillé : Étymologie du nom Sénégal.
L'origine du nom Sénégal reste controversée. Dès
1850 l'abbé David Boilat, dans ses Esquisses
sénégalaises, y voyait une déformation de l'expression wolof suñu gaal, c'est-à-dire
« c'est notre pirogue». Très populaire, c'est la version la plus
souvent relayée par les médias. Elle est pourtant contestée depuis les
années 1960 et plusieurs autres
étymologies ont été avancées, par exemple celle qui rattache le
toponyme à une tribu berbère du Sahara, les Zenaga. Mais le débat n'est pas clos
aujourd'hui.
Histoire
.
Article détaillé : Histoire du Sénégal.
Chronologie
.
- VIIe siècle : Premiers
royaumes
- XIe siècle : Apparition de
l'islam
- 1444 : Découverte de l'île de
Gorée. Les premiers échanges commerciaux avec
l'Europe ont lieu lorsque les Portugais atteignent l'embouchure du
Sénégal et le Cap-Vert (on échange des étoffes et des
métaux contre de la poudre d'or, de la gomme arabique et de
l'ivoire).
- Après 1600 : Les Hollandais et les Français
chassent les Portugais.
- 1659 : Fondation de Saint-Louis du
Sénégal
- 1700 : La France domine le commerce de la région
côtière. Malgré la rivalité franco-britannique et de nombreux conflits,
l'influence française s'étend. Établie à Saint-Louis, la France
entreprend la remontée du fleuve Sénégal pour parvenir aux pays du
Niger, malgré la résistance de certaines ethnies (les wolof les
Toucouleurs et les Peuls).
- 1815 : Le congrès de
Vienne attribue à la France l'île de
Gorée.
- 1819 8 mai Le colonel Julien Schmaltz signe le Traité
de Ndiaw avec Brack Amar Fatim Borso Mbodj qui aboutit à la création
d’une série de postes commerciaux le long du fleuve Sénégal
- 1848 : La traite est abolie en France.
- 1852 : Faidherbe débarque au Sénégal et gouverne de 1854 à 1861 et de 1863 à
1865.
- 1855 : La phase de conquête militaire démarre avec
l’annexion du Walo.
- 1857 : Création des tirailleurs sénégalais.
- 1857 : Prise du site de Dakar, en accord avec les
chefs lébous.
- 1860-1865 : Toute la Basse-Casamance jusqu'à Ziguinchor passe sous
protectorat français.
- 1886 : Mort de Lat Dior et fin de l’ère
damel.
- 1892 : Les grandes opérations militaires sont
terminées
- 1895 : Création de l'Afrique
Occidentale Française (AOF). Le Sénégal devint
officiellement une colonie française, administrée depuis
Saint-Louis.
- 1902 : Transfert de la capitale de l'AOF de
Saint-Louis à Dakar. La France développe l'économie sénégalaise autour
de la culture de l'arachide destinée à l'exportation.
- 1914 : Blaise
Diagne est le premier Noir siégeant au parlement
français ; il conserve son poste de député jusqu'en
1934.
- 1959-1960 : Fondation de la fédération du
Mali.
- 1960 : Indépendance du Sénégal.
- 1982-1989 : Fondation de la confédération de la
Sénégambie.
Préhistoire
.
Mégalithes
Le plus souvent la préhistoire et
protohistoire du Sénégal évoquent avant tout les
cercles mégalithiques de Sénégambie ou les amas coquilliers artificiels,
tels ceux de l'île de Fadiouth.
Pendant la préhistoire, la présence d'un peuplement assez
ancien est estimé très antérieure à l’ère chrétienne. Des bifaces en
amande du paléolithique inférieur
ont été découverts dans la presqu'île du Cap-Vert, ainsi que d'autres
objets en pierre plus élaborés (hachereaux, racloirs) dans la région de
Rufisque et au bord des rivières
du Sénégal oriental.
Au néolithique, l'outillage se diversifie et la céramique
fait son apparition. Les fouilles menées dans les régions côtières ont mis
au jour des restes de cuisine qui témoignent d'une importante population
de pêcheurs et commerçants (marigot de Khant dans le delta, embouchure du
Saloum).
La métallurgie se développe à l'époque protohistorique (premier millénaire avant
J.-C.), où l'on retrouve des tombeaux en forme de tumulus. Dans le centre du pays, débordant sur
l'actuelle Gambie, on trouve un
ensemble de cercles de mégalithes
sur un secteur de 100 km sur
250 km. On retrouve ce type
d’alignement dans le nord est de la république
centrafricaine.
Premiers
royaumes .
Ndeté Yalla,
reine du Waalo
Les peuplements se sont progressivement consolidés pour
aboutir à la création des premiers royaumes qui se forment au VIIe siècle, le
Tekrour, le Royaume du Namandirou, puis le Djolof, avec de lointaines parentés avec
l'empire du Ghana, sur le
territoire de l'actuel Mali. Parmi
les différents royaumes, le plus puissant au XIVe siècle était
l'empire du Djolof qui regroupait le Cayor, le Baol, les royaumes
sérères du Sine et du Saloum, le Waalo, le Fouta-Toro et le Bambouk. Au sud du pays, l'État du Kaabu, puis le Fouladou.
Le Djolof était un empire fondé par Ndiadiane N'diaye, premier bourba (roi) djolof.
Il avait été élu comme chef dans ce qui allait devenir le royaume du Oualo, au nord-ouest de l'actuel
Sénégal, dans la région du fleuve. Il avait réuni toutes les populations
d'ethnie wolof pour fonder cet
empire au XIIIe siècle. L'empire
s'effondra en 1549, avec la mort
du dernier empereur du Djolof, Lélé Fouli Fak, tué par Amari Ngoné Sobel
Fall, alors chef de la région du Cayor.
Le Djolof est resté vassal de l'empire
du Mali pendant un siècle. À partir de là, les autres
États allaient, tour à tour, prendre leur indépendance jusqu'à réduire le
grand empire du Djolof aux dimensions d'une royauté dans la partie
centrale du pays. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les colons
français annexèrent progressivement tous les royaumes du Sénégal. Le
Djolof fut le dernier royaume annexé avec le dernier bourba djolof,
Bouna Alboury Ndiaye, sous
l'impulsion de Louis Faidherbe.
L'islam est
introduit au Sénégal pour la première fois entre le VIIIe siècle et le
IXe siècle par le biais
des commerçants arabo-berbères. Ils diffusent pacifiquement cette
religion, initialement transmise aux Dyulas qui convertiront par la suite les
Toucouleurs et les Sarakhollés, lesquels la propageront partout au
Sénégal. Plus tard, au XIe siècle, les
Almoravides, aidés des
Toucouleurs, tentent d'islamiser les groupes de religion traditionnel par le Djihad. C'est l'une des raisons qui entraîne la
migration des Sérères vers le Sine-Saloum, des Wolofs, des Peuls et des Mandingues, qui étaient tous concentrés au
Tekrour. L'islam se propage très
tôt dans l'empire du Djolof. Mais c'est au XIXe siècle qu'il gagne
véritablement l'ensemble des populations, pacifiquement, grâce aux
marabouts tels que Cheikh Amadou Bamba, fondateur du mouridisme,
El-Hadji Malick Sy (Tidjaniya) ou Seydina
Limamou Laye, fondateur de la confrérie layène, qui émerveillent les populations par
leur érudition et leurs miracles. C'est également un moyen pour les
populations de s'unir et se protéger contre les ravages que connaissent
les royaumes au XIXe siècle
(djihads répétés, colonisation
forcée, exactions des Tiédos).
Le XIXe siècle est en effet
marqué par la chute des royaumes, l'avancée des colons européens ainsi que
par la résistance anticoloniale, illustrée par des personnages tels que
Lat Dior, Sidya Ndaté Yalla Diop,
El Hadj Oumar Tall, Mamadou Lamine Dramé, Bouna
Alboury Ndiaye, Alpha Molo Balde, Maba Diakhou Ba, Ndaté Yalla Mbodj, Moussa Molo
Balde. La religion catholique se
diffuse avec les missionnaires européens à partir du XIXe siècle, en
particulier au Sine et en Casamance. La figure emblématique de la Casamance est Aline Sitoe Diatta, une femme qui lutta contre
les exactions des colons européens, au XXe
siècle.
La
colonisation .
Bal de signares à Saint-Louis (gravure de 1890)
La conquête coloniale commence dès la découverte de ces terres en 1442 par le navigateur vénitien Cadamosto pour le compte du Portugal. Les
Portugais se lancent alors rapidement dans la traite
des Noirs, mais devront bientôt faire face à la
concurrence des négriers britanniques, français et hollandais à travers le
Commerce triangulaire.
Les Hollandais fondent un comptoir sur l´île de Gorée, la
France établit en 1659 celui de Saint-Louis qui deviendra la première capitale
du Sénégal. En 1677 les Français
occupent à leur tour l'île de Gorée (un des principaux centres du commerce des esclaves avec Saint-Louis et le fort de l'île James en Gambie).
Un tirailleur et sa famille en transit à
Marseille en 1913
La seconde République de 1848 créé un mandat de député pour Saint Louis.
L'ordre colonial s'impose avec Faidherbe, gouverneur du Sénégal de 1854 à 1861 et de 1863 à 1865 qui jette les bases de la future Afrique
occidentale française (AOF). Respectueux des coutumes
indigènes, il étend l'influence française très au-delà du Sénégal,
travaille à développer l'économie locale et créé le port de Dakar. La Troisième république accorde
le statut des quatre communes à St
louis, Gorée, Dakar et Rufisque, puis, sous l'influence du député noir
Diagne une citoyenneté pour les
habitants de ces communes en 1916
qui envoient des conscrits pendant les deux conflits mondiaux (les
tirailleurs sénégalais). En 1919,
certains troubles agitent Dakar. Le tirailleur Cheikou
Cissé, né au Soudan et blessé pendant la guerre, est condamné à la peine de déportation perpétuelle et envoyé au
bagne de Nouvelle-Calédonie. Mort
en 1933, il a fait l'objet d'une lutte de la part des milieux
anticolonialistes français (dont le Secours rouge
international et la SFIC communiste).
Après Saint-Louis, Dakar devient, en 1902, la
capitale de l'Afrique occidentale
française, l'une des colonies
françaises.
En janvier 1959,
le Soudan français (actuel
Mali) et le Sénégal fusionnent
pour former la Fédération du Mali,
qui devient complètement indépendante le 20 juin 1960. Cette
indépendance est la conséquence des transferts de pouvoirs convenus dans
l'accord signé en France le 4 avril 1960.Cette date est
considérée comme le jour officiel d'accession du Sénégal à
l'independance.
Indépendance
.
Articles détaillés : Confédération de Sénégambie, Conflit en Casamance et Conflit sénégalo-mauritanien.
Le 20 août 1960, le Sénégal se
retire de la fédération du Mali et proclame son indépendance.
Le Sénégal et la Gambie s'unissent en 1982 pour
former la Confédération de Sénégambie, mais celle-ci ne fut que théorique et n'a jamais été mise en
application. Elle est finalement dissoute en 1989.
Des affrontements
ont lieu depuis 1982 de manière intermittente entre les séparatistes
installés dans le sud de la Casamance et les forces gouvernementales. Après plusieurs tentatives
infructueuses, un nouvel accord a été signé à Ziguinchor le 30 décembre 2004.
entre le ministre de l'Intérieur Ousmane
Ngom et l'abbé Augustin Diamacoune
Senghor, chef de la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de Casamance
(MFDC).
Un autre foyer de conflit entre des Casamançais et la
Guinée-Bissau s'est développé en
avril 2007.
En 1989, la Mauritanie et le Sénégal ont rejeté violemment et respectivement les communautés du pays
voisins alors que la plupart étaient nés depuis
longtemps dans leur nouveau pays d'adoption et s'étaient bien implantés
dans le tissu social et économique. Selon le HCR, des réfugiés sont
toujours établis le long du fleuve Sénégal.. En 2007, le
président de la Mauritanie a déclaré lors de sa campagne, être en faveur
du retour de ses compatriotes vivant au Sénégal et au Mali contre leur
gré..
Politique
.
Articles détaillés : Politique du Sénégal et Droit sénégalais.
Abdoulaye Wade,
actuel président de la République.
Le Sénégal est l'un des pays les plus stables d'Afrique
car il n'y a jamais eu de coup d’État, et le « modèle sénégalais ». était souvent mis en
avant dans le passé, même si Amnesty
International dénonce encore quelques arrestations à
caractère politique.,..
Le Sénégal est une république démocratique (présence de
plusieurs partis politiques). Le régime est présidentiel car à
l'indépendance, le Sénégal a adapté le modèle politique français de 1958
comme d'autres pays africains qui étaient membres de l'AOF. La
constitution du Sénégal date de
1959, elle a été révisée dès 1960 par Léopold Sédar Senghor suite à un
référendum. Plusieurs révisions vont se succéder notamment celle de 1963
qui instaure le régime présidentiel (à cette époque : suppression du
Premier ministre) puis celle de 2001 qui ramène le mandat présidentiel de
sept ans à cinq ans (le Sénat sera supprimé puis rétabli en
2007).
Le président de la
République est le chef de l'État, élu au suffrage universel direct pour une durée de
cinq ans renouvelable une fois. Il nomme le Premier ministre qui choisit à
son tour les ministres de son cabinet et propose leur nomination au
président de la République.
Le premier président est Léopold Sédar
Senghor, leader charismatique et poète de renom. En
1981 son Premier ministre
Abdou Diouf prend sa succession,
mais en 2000 le Parti démocratique sénégalais l'emporte avec
Abdoulaye Wade, réélu en
2007. L'actuel chef du
gouvernement est Souleymane Ndéné Ndiaye, nommé en avril 2009.
Assemblée
nationale
Le Parlement du Sénégal est doté de deux chambres : l'Assemblée
nationale et le Sénat.
Instituée le 20
août 1960, l’Assemblée
nationale accueille 150 députés,
élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Le scrutin
est majoritaire à un tour au niveau des départements à concurrence de 90
députés et proportionnel sur une liste nationale à concurrence de 60
députés. L’Assemblée est aujourd’hui présidée par Mamadou Seck. Les élections législatives sénégalaises de
2007 se sont soldées par une très
large victoire de la coalition présidentielle, mais près des deux tiers
des électeurs ne s’étaient pas rendus aux urnes, notamment en raison d’un
mot d’ordre de boycott de
la part des partis d’opposition.
Le Parlement du Sénégal était monocaméral
pendant une période : le Sénat,
supprimé en 2001 à la suite d’un référendum constitutionnel, a été rétabli en mai 2007. Les sénateurs seront au
nombre de 100. 35 ont déjà été élus au suffrage indirect dans les
départements, les 65 autres seront désignés par le chef de l’État. Le
Sénat est aujourd'hui présidé par Pape Diop,
ancien maire de la ville de Dakar.
La loi sur la
décentralisation, mise en application en janvier 1997,
accorde des pouvoirs significatifs aux assemblées régionales.
Palais de Justice de Louga
Supprimée en
1992, la Cour suprême du
Sénégal avait été remplacée par
trois organes spécialisés, la Cour de cassation, le Conseil
d'État et le Conseil constitutionnel, assez semblables à leurs homologues
français.
En août 2008 une
loi organique recrée une Cour suprême par la fusion entre la Cour de
cassation et le Conseil d'État..
Le Conseil
Constitutionnel comprend cinq membres qui sont nommés par décret pour six
ans non renouvelables, dont un président et un vice-président. Il est
partiellement renouvelé tous les deux ans, à raison de deux membres au
maximum. Son rôle est de contrôler les élections législatives et de
vérifier la constitutionnalité des lois et les engagements
internationaux.
Le Sénégal a
aboli la peine de
mort le 10 décembre 2004..
Géographie et climat .
Vue satellite de la presqu'île du
Cap-Vert
Articles détaillés : Géographie du Sénégal et Villes
du Sénégal.
Le Sénégal a une
importante façade maritime à l'ouest avec l'océan Atlantique (530 km de côtes).. Le fleuve Sénégal constitue une
frontière au nord avec la Mauritanie
et à l'est avec le Mali. Au
sud-est, la frontière avec la Guinée est
traversée par les contreforts de la montagne du Fouta-Djalon
et au sud-ouest avec la Guinée-Bissau par une forêt tropicale. La Gambie forme
une enclave et sépare la région de la Casamance
avec le reste du pays.
Le territoire
sénégalais est compris entre 12°8 et 16°41 de latitude nord et 11°21 et
17°32 de longitude Ouest. Sa pointe ouest (la presqu'île du Cap-Vert, et particulièrement l'emplacement du Club Med de
Dakar) constitue la partie la plus occidentale de toute l’Afrique
continentale.
Le pays s’étend
sur 196 722 km².. Si on le compare à ses voisins, le
Mali et la Mauritanie,
le Sénégal est un pays de petite taille.
Climat .
Réserve naturelle de
Popenguine
Le climat est au
nord du type désertique et au sud du type tropical
avec :
- une saison
des pluies de juin à octobre avec un pic en août, septembre et variable
selon la latitude (moins de précipitations dans le nord par rapport au
sud). C'est la période des moussons. On ne peut parler de vraie saison
des pluies que dans la Casamance, seule région où il y a aussi des
forêts dignes de ce nom ;
- une saison sèche de novembre à juin avec des alizés
continentaux..
Les
températures. suivent les
saisons :
- en été,
période de pluie, les températures sont à leur maximum ;
- mais sont au
minimum au mois de janvier.
Sur le littoral,
la mer apporte de la fraîcheur, les températures sont de l'ordre de 16 °C à 30 °C mais le
centre et l'est du Sénégal peuvent avoir des températures allant jusqu’à
46 °C.
Pendant l'hiver
en Europe, le Sénégal devient une destination appréciée permettant de
développer une activité touristique.
Diversité climatique .
De manière
générale, l'ouest du pays, représenté par le littoral, connait des
températures plus fraîches qu'à l'est grâce à l'océan. Le centre et l'est
du pays connaissent des températures continentales très chaudes pendant la
journée, et fraîches la nuit.
Du nord au sud,
il existe 5 types de domaines climatiques appartenant au climat tropical :
- Dans la zone
sahélienne, aux nord dans la région de Saint-Louis, une végétation
typique du Sahel représente le domaine de la steppe arborées ou arbustives. De nos jours, la
désertification touche cette zone. L'acacias
est l'arbre le plus présent avec quelques baobabs.
- Dans la zone
sahélo-soudanienne, qui s'étend sur les régions de Dakar, Thiès,
Diourbel, Louga, Matam, la steppe fait place à la savane
arborée et sèche. Le baobab, l'acacias et le fromager y
sont les arbres dominants.
- Dans la zone
soudanienne, vers les régions de Fatick, Kaolack, tout le nord et le
centre de la région de Tambacounda, la végétation de type savane, est
beaucoup plus dense que dans la précédente zone : les arbres y sont
beaucoup plus présents, et des forêts clairsemées apparaissent. Baobab,
acacias, fromager et palmier
sont les arbres dominants dans cette zone.
- Dans la zone
soudano-guinéenne, au nord des régions de Ziguinchor, Kolda, et au sud
de la région de Tambacounda, les forêts sont très présentes ainsi que de
grandes savanes très denses. Les arbres sont variés : baobab,
fromager, palmier, filao et
ronier.
- La zone
guinéenne, sur le sud des régions de Ziguinchor et Kolda. Étant la zone
la plus humide, on commence à y reconnaître les caractéristiques du
climat équatorial, avec les forêts très denses, parfois presque
impénétrables. Tous les arbres du Sénégal sont présents.
Divisions administratives .
Article détaillé : Subdivisions du Sénégal.
En 1960
le premier découpage administratif issu de l'indépendance avait créé une
certaine disparité entre les sept régions d'origine – celle du Sénégal
oriental étant alors onze fois plus étendue que celle du Cap-Vert.. Ce déséquilibre a
été corrigé par plusieurs réformes successives et notamment par un décret
de 1996, dans le cadre de la politique de décentralisation
qui a transféré aux collectivités locales certaines compétences d'abord
détenues par le pouvoir central.
L'organisation
territoriale mise en place en 1996 a subi plusieurs retouches dans
l'intervalle, avec la création de la région de Matam en 2001, celle
du département de
Koungheul en 2006 ou
encore, en 2008, l'érection des départements de Kaffrine, Kédougou et
Sédhiou en régions à part entière, celle de 10 localités en
départements, ainsi que la création de nouvelles communautés rurales et de
nombreuses communes.
Aujourd'hui., le Sénégal compte
14 régions., 45 départements, 43 communes d'arrondissement, 150 communes et
340 communautés
rurales. Dirigés par un chef, les
villages restent les cellules de base de cette organisation. On en
dénombrait 13 544 lors du recensement de 1988.
Environnement .
Les biomes .
- Savane ouest
soudanienne
- Mangrove
guinéenne
- Mosaïque de
forêt-savane guinéenne
Réserves et parcs nationaux
.
Pélicans au
Parc national des oiseaux du
Djoudj
Article détaillé : Liste des parcs nationaux et réserves du
Sénégal.
Parcs et
réserves naturelles représentent 8 % du territoire national. Ils
jouent un rôle majeur dans la préservation de l'environnement et
contribuent de manière significative à l'essor touristique.
Dans ces aires
protégées on dénombre au total 169 espèces de mammifères et 540 espèces
d'oiseaux.
Le Sénégal
compte six parcs nationaux : le Parc national du Niokolo-Koba dans l'est du pays ; le Parc national des oiseaux du Djoudj ; le Parc national de la Langue de Barbarie dans la région de Saint-Louis ; le
Parc national des îles de la
Madeleine au large de
Dakar ; le Parc national du
delta du Saloum dans le sud,
ainsi que le Parc national de la
Basse-Casamance, fermé depuis
quelques années en raison des troubles dans la région.
Le pays compte
également une trentaine de réserves naturelles de plus petite taille,
telles que le Parc forestier et
zoologique de Hann à Dakar, la
Réserve de Guembeul, la Réserve de Bandia, la Réserve
naturelle de Popenguine ou
l'Aire marine protégée de
Bamboung.
Démographie .
Articles détaillés : Démographie du Sénégal et Groupes
ethniques du Sénégal.
La plupart des
études démographiques réalisées au Sénégal s'appuient sur les trois
recensements effectués en 1976,
1988 et surtout 2002. En
2004, la Direction de la Prévision et de la Statistique a
publié en outre des « Projections de populations du Sénégal issues du
recensement de 2002 » anticipant l'évolution probable de la
population du pays jusqu'en 2015.
Évolution de la démographie entre 1961 et
2003 (chiffre de la FAO,
2005). Population en milliers
d'habitants.
Selon ces
sources, la population du Sénégal – qui comptait environ 1 million
d'habitants en 1900 et 2,8 millions au moment de l'indépendance
en 1960 – s'élèverait aujourd'hui à 11 343 328
personnes (estimation au 31/12/2007) et
pourrait atteindre 13 709 845 fin 2015. Cette population croît
donc très rapidement, avec un taux de fécondité supérieur à 4 enfants par femme.
On observe une
grande diversité ethnique : Wolofs
(43,3 %), Peuls (23,8 %), Sérères
(14,7 %), Diolas (3,7 %), Malinkés
(3,0 %), Soninkés
(2,1 %) Manjaques
(2%) et quelques autres ethnies moins nombreuses et plus localisées, sans
compter les Libanais, les Européens et
les Chinois, assez présents en milieu urbain,. Fin 2007, 16 966 Français étaient
inscrits dans les registres consulaires (y compris les
binationaux).
Depuis longtemps
la population était plutôt concentrée sur la façade atlantique, mais
l'exode rural a accru l'inégalité de cette répartition. Désormais un
Sénégalais sur quatre vit dans la presqu'île du Cap-Vert et la capitale est au bord de l'asphyxie.
Outre celle de
Dakar, les régions les plus urbanisées sont Ziguinchor, Thiès et
Saint-Louis. Les moins urbanisées sont celles de Kolda, Matam et
Fatick. C'est dans la région de Tambacounda que l'on trouve la plus faible densité (11 habitants
au km²).
Selon les
estimations pour 2007, les centres urbains régionaux de plus de
100 000 habitants sont Touba
(529 176) – qui a connu une croissance spectaculaire –, Thiès
(263 493), Kaolack
(185 976), Mbour (181 825), Saint-Louis
(171 263), Ziguinchor
(158 370) et Diourbel
(100 445).
En 2007, le
Sénégal abritait environ 23,800 réfugiés et demandeurs d'asile, dont plus
de 20,000 étaient mauritaniens ayant fui la persécution ethnique, ainsi
que certains du Libéria, de la Sierra Leone, et d’autres pays.
Exil .
Si le Sénégal
accueille en outre des migrants, saisonniers ou non, des pays limitrophes
ou lointains, une forte communauté sénégalaise vit à l’extérieur. Cette
diaspora représente une ressource essentielle pour le pays, à
la fois économique et identitaire. Les NTIC
favorisent le maintien des liens familiaux et des réseaux
traditionnels.
Ce sont
principalement des hommes jeunes qui s’installent en Europe, surtout en
France, ou en Amérique du Nord, notamment au Québec avec
un projet de retour vers le pays au bout de quelques années.
L’accroissement de l’immigration
clandestine dans les pires
conditions notamment vers les îles Canaries est une préoccupation majeure pour le Sénégal et les
pays d’accueil.
Les plus
désespérés veulent ignorer les risques, sensibles à la réussite de
quelques-uns, et notamment de personnalités de la diaspora — nées au
Sénégal ou de parents sénégalais — particulièrement dans les milieux
artistiques ou sportifs.
D’abord pays d’émigration rurale soninké et hal
pulaar de la vallée du fleuve Sénégal à destination de la France, puis des
pays de la sous-région, le Sénégal a connu une émigration plus diverse,
originaire à la fois du centre-ouest du pays et des grandes villes,
lesquelles font figure de lieux de passage et de transit vers
l’international. L’instabilité politique et économique des pays voisins et
la fermeture des frontières européennes a eu pour effet de modifier le
système de migration tournante (ou noria) en une installation plus
durable. Le contrôle de plus en plus strict des frontières françaises, à
l’origine destination privilégiée, a conduit les flux migratoires à se
redéployer vers de nouvelles destinations : en priorité l’Italie,
l’Espagne, les Etats-Unis, et plus récemment la Chine.
Économie
et développement .
Articles détaillés : Économie du Sénégal, Liste
d'entreprises sénégalaises,
Tourisme au Sénégal et Secteur informel au Sénégal.
| Données |
Valeurs |
| Produit
intérieur brut |
21,54
milliards de dollars (2006) |
| Produit
intérieur brut par habitant |
1 800 dollars (2006) |
| Main
d'œuvre par secteurs (2006) |
agriculture : 18,3 % industrie : 19,2 % services : 62,5 % |
| Taux de
chômage |
47 % (2006) et 40 % de jeunes
citadins |
| Dette
extérieure |
17,8 % du PNB (2006) |
| Indicateur de développement humain |
156e (2006) |
| Population sous le seuil de pauvreté |
51 % (2005) |
| Coefficient de Gini |
41,3
(1995) |
| Sources : CIA
World Factbook |
Stand du Sénégal au Salon international de l'agriculture (Paris,
2007)
Puits d'eau à Agnam-Goly
À l'origine, les colonies ne devaient que produire de
la matière première et une main-d'œuvre gratuite. Il était interdit de
développer une activité industrielle. « Pas même un clou » selon
Colbert.,
Le Sénégal
possède la troisième économie de la sous-région ouest-africaine après le
Nigéria et la Côte
d'Ivoire. Compte tenu de sa
situation géographique et de sa stabilité politique, le Sénégal fait
partie des pays africains les plus industrialisés avec la présence de
multinationales qui sont majoritairement d'origine française et dans une
moindre mesure américaine.
Son économie est
principalement tournée vers l'Europe et l'Inde. Ses
principaux partenaires économiques sont la France,
l'Inde, l'Italie.
Cependant, depuis plusieurs années, la Chine est un
partenaire de plus en plus grandissant comme en témoigne les sommets
Chine-Afrique.
Pêche au filet à Boucotte
(Casamance)
Comparé aux
autres pays du continent africain, le Sénégal est très pauvre en
ressources naturelles, ses principales recettes provenant de la
pêche et du tourisme :
- la pêche
constitue la principale source de devises au Sénégal. Depuis la
réduction de la taxe de douane, cela a dopé l'exportation au détriment
de l'écosystème des fonds marins ;
- le tourisme
est développé essentiellement sur le littoral avec de grands complexes
hôteliers internationaux et des hôtels locaux de grande
qualité.
Le Sénégal est
membre de l'Union économique et
monétaire ouest-africaine.
En 1994, la
monnaie est dévaluée et une politique de libéralisation est activement
menée. Le Sénégal essaye de rentrer dans les conditions requises par le
Fonds monétaire
international (FMI) afin de
bénéficier d'un allègement de la dette pour le développement du pays.
Depuis 2006, le Sénégal est dans la liste des pays éligibles.
Les difficultés
économiques dû au poids de la dette a entraîné un renforcement du
syndicalisme :
- Le
Syndicalisme au
Sénégal a été dans ses débuts
une force d'opposition au colonialisme mais à présent ce sont diverses
factions politiques qui soutiennent les organismes syndicaux. Ces
syndicats ont la capacité d'organiser une grève dans deux états voisins
ou de participer à des réunions sur le NEPAD.
- Le poids de
la dette extérieure de ce pays pauvre très endetté (PPTE) et
le secteur agricole qui emploie à peu près 70 % de la population
sénégalaise laisse peu de marge pour un décollage économique. De plus,
l'agriculture sénégalaise est très sensible aux aléas climatiques et aux
invasions acridiennes.
Transport .
Article détaillé : Transport au Sénégal.
Les infrastructures .
L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar
Senghor est le principal point
d'entrée aérien vers le Sénégal. Le 25 mai 1971, l'avion supersonique
Concorde fait un premier vol de démonstration Paris-Dakar en
2h52mn (dont 2h07 en vol supersonique) et le 21 janvier 1976 ouvre pour la
première fois sa ligne commerciale Paris-Dakar-Rio. Le
président Senghor assiste à son arrivée à l’aéroport de Dakar ainsi que
les premiers passagers supersoniques de l'histoire de l'aviation. Le 1er avril 1982, c'est la fin de
la liaison Paris-Rio.
Créée en 2000,
la compagnie aérienne Air Sénégal
International, filiale du groupe
Royal Air Maroc, proposait depuis le 23 février 2001 des
destinations vers l'Europe et l'Afrique. Membre de l’IATA depuis
le 28 mai 2002, elle fut sacrée meilleure compagnie aérienne africaine en
2003. À la suite de difficultés financières et de différends entre ses
principaux actionnaires, Royal Air Maroc et l'État sénégalais, elle a
cependant arrêté tous ses vols le 24 avril 2009.
Le réseau
routier est bon à l'ouest, mais se dégrade en allant de plus en plus
profondément dans le pays. Le réseau de transport est bien développé dans
les grandes villes avec les taxis, les bus ou les « cars
rapides » plus ou moins en bon état (dans les banlieues et villes
secondaires, ce sont des taxis clandos
collectifs ou des charrettes). À l'intérieur du pays, ce sont des grands
cars blancs Ndiaga Ndiaye et
taxis-brousse.
La gare de Dakar est la plus ancienne du Sénégal. Elle n'offre plus
qu'une seule destination pour les voyageurs, Bamako au
Mali – la liaison avec Saint-Louis étant désormais réservée au transport
de marchandises.
Le transport
maritime est constitué soit de chaloupes pour rejoindre l'île de Gorée à
partir de Dakar, soit de bateaux pour des croisières sur le fleuve
Sénégal, soit de gros bateaux de transport de marchandises qui bénéficient
de l'un des 3 ports en eau profonde de l'Afrique et d'un terminal pour les
containers.
Les limites .
| Données |
Valeurs |
| Aéroports (2006) |
avec
piste goudronnée : 9 avec piste en
terre : 11 Total = 20 |
Gares
ferroviaires : Réseau ferré
(2005) : |
20 906 km |
Port
avec un terminal : Voies navigables
(2005) : |
Dakar 1 000 km |
| Routes
(2003) |
goudronnées : 3 972 km dont 7 km d'autoroute non goudronnées : 9 604 km Total = 13 576 km |
| Pipeline
gaz (2006) : |
43 km |
| Sources : CIA
World Factbook |
Les réseaux sont
plus denses à l'Ouest du pays le long du littoral mais la circulation des
marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et
la presqu'île du Cap-Vert. Les infrastructures sont plus rares dans le
Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue également
un défi car les moyens de transport restent souvent traditionnels à
l'intérieur du pays.
De gros efforts
sont effectués au niveau des équipements. Ainsi de nombreux projets sont
en cours :
- construction
d'une autoroute à péage entre Dakar et Diamniadio ;
- nouvel
aéroport international Blaise
Diagne ;
- aménagement
de Saint-Louis pour en faire un port de cabotage ;
- aménagement
du port de Ziguinchor pour recevoir des containers.
Culture .
Article détaillé : Culture du Sénégal.
« La
culture est au début et à la fin du
développement. »
Le Musée
Théodore Monod d'Art africain à
Dakar
Il existe une
grande diversité linguistique à travers les langues du Sénégal. La Constitution de 2001 a
reconnu au français le statut de langue officielle et à six
langues celui de langues nationales, le wolof —
langue parlée par le plus grand nombre de personnes même appartenant à
d'autres ethnies — le sérère, le
peul, le mandingue,
le soninké et le diola. Cinq
autres langues vernaculaires ont été promues peu après (hassaniyya, balante,
mancagne, noon et
manjaque), et d'autres ajouts de langues codifiées sont en
cours. Au total ce sont près d'une vingtaine de langues qui pourraient
bénéficier du statut de langue nationale au Sénégal.
La littérature sénégalaise a longtemps été connue dans le monde surtout à
travers Léopold Sédar
Senghor, à la fois poète et homme
d'État, chantre de la négritude et
figure emblématique de la francophonie. Parmi les autres auteurs désormais classiques
figurent notamment les romanciers Cheikh Hamidou Kane, Birago
Diop, Boubacar Boris Diop, mais aussi Ousmane Sembène qui portera à l'écran quelques-uns de ses propres
romans. De leur côté les femmes sont particulièrement actives, voire
incisives. En 1980, Mariama Bâ
décrit avec une grande sensibilité la société polygame dans « Une si
longue lettre ». Aminata Sow
Fall, dans « La Grève des
Bàttu » (1986), montre que le petit peuple n'était pas
dépourvu de ressources. Plus récemment, Fatou Diome
rencontre le succès avec « Le Ventre de l'Atlantique »
(2004), un roman qui met en scène, souvent avec humour,
les rêves d'évasion des jeunes Sénégalais.
Tradition et
modernisme, marque l'architecture du Sénégal. L'habitat traditionnel,
sobre et fonctionnel mais plus éphémère, utilise les matériaux locaux
(pierre, terre, bois, paille), comme pour les cases peules ou
les cases à impluvium casamançaises. La
période coloniale a laissé des traces comme à Gorée ou à Saint-Louis, et
ces sites figurent aujourd'hui sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Aujourd'hui, l'architecte diola
Pierre Goudiaby Atepa originaire de la Casamance a conçu plusieurs
grandes réalisations contemporaines, telle la Porte du Troisième millénaire à Dakar.
La styliste Oumou Sy
lors d'un défilé sur le thème de la signare
Les arts
plastiques ont été soutenus pendant la période où le président poète L.S.
Senghor était au pouvoir à travers le mécénat d'état. Par la suite, ses
successeur sont eu des difficultés à poursuivre cette politique à cause de
la crise économique. Diverses initiatives privées se sont développées afin
de soutenir les artistes. Ces arts sont à l'honneur à travers le sculpteur
Ousmane Sow de renommée internationale.
La série de
timbres émise sous l’intitulé « Élégance sénégalaise » célèbre ces femmes séduisantes qui
impressionnaient déjà les observateurs d’autrefois et inspiraient les
poètes : femmes peules au
port altier, linguères de
sang royal, signares fortunées de Sénégal ou
de Gorée. Même avec de modestes budgets, le souci de
l’apparence perd rarement ses droits au Sénégal : boubous, coiffures
et bijoux sont choisis avec soin et fréquemment renouvelés. Qu'ils portent
l'habit traditionnel ou le costume, les hommes aussi sont attentifs à
leurs tenues. En contrepoint les tenues décontractées de certains
touristes déconcertent parfois.
Dans le
prolongement des activités anciennes de tissage et
de teinture, l’industrie de la mode s’est
tout naturellement épanouie dans le pays, avec quelques personnalités de
premier plan telles que Collé
Ardo Sow, Clare Kane
et surtout Oumou Sy, à la fois costumière,
styliste, décoratrice
et femme d’affaires au rayonnement international.
Le cinéma sénégalais est l'un des plus anciens d'Afrique. Ses
représentants les plus connus sont les cinéastes Ousmane Sembène — également romancier — et Djibril Diop Mambéty, auxquels il faut ajouter Safi Faye,
réalisatrice de films documentaires. Ces productions sont souvent mieux
appréciées à l'étranger qu'au Sénégal où beaucoup de salles ont fermé,
concurrencées par le marché plus florissant de la vidéo. On remarque
également que nombre de
films d'origines diverses ont été
tournés dans ce pays au climat propice et aux paysages des plus
photogéniques.
Touré Kunda
Les grands noms
de la musique
sénégalaise contemporaine
sont : Youssou
N'Dour, auteur-compositeur,
musicien et interprète de renommée internationale. Baba Maal
est un auteur-compositeur, interprète qui se produit internationalement
ainsi que Ismael Lô auteur-compositeur, interprète.
Djembé,
sabar, kora,
xalam et balafon font
partie des instruments traditionnels toujours très populaires. Parmi les
instruments de percussion, le sabar et le Mbalax désignent à la fois
l'instrument de musique, un style de musique et une danse. Ce sont des
sons typiques de la culture sénégalaise. Thione Seck
qui est un auteur-compositeur-interprète de mbalax a su
adapter la tradition et la modernité : il est apprécié par des fans
de tous âges au Sénégal. Omar
Pène, Ndongo Lô (décédé le 16
janvier 2005), sont également des artistes de l'univers du mbalax.
Cheikh Lô, auteur-compositeur, musicien et interprète a su
allier le mbalax et des influences reggaes. À noter, Viviane Ndour, meilleure artiste sénégalaise 2006 et reine du
mbalax, une des rares artistes féminines à avoir su se faire une place.
Les instruments à corde telle que la kora connue dans toute l'Afrique de
l'ouest sont à présent connus en dehors du continent à travers des groupes
de jazz ou de world musique.
Yassa de poulet
Dans « Un
grain de vie et d'espérance », la romancière Aminata Sow Fall met en scène la place essentielle occupée par la
cuisine sénégalaise dans la culture et la vie quotidienne du
pays. La « teranga », ce sens de l’hospitalité cher au cœur des
Sénégalais, s'exprime souvent autour d'un plat unique réunissant la
famille et les amis. Relativement peu connue à l’étranger en dehors des
communautés issues de l'immigration et de quelques restaurants de grandes
villes, la cuisine sénégalaise a attiré l'attention des médias avec la
publication du livre de Youssou
N'Dour, « La cuisine de ma
mère », vibrant hommage aux valeurs familiales comme aux plats
relevés et longuement mijotés.
Cette cuisine
présente quelques similitudes avec celles des pays d'Afrique de l'Ouest, mais elle accueille d'autres influences, venues
d'Afrique du Nord, du Liban, de
France ou du Portugal.
Elle fait un large usage du poisson et
des céréales (riz et mil) dans
les plats nationaux, comme la thiéboudienne, le yassa de poulet, le maffé, la soupe kandia ou
cette préparation plus sophistiquée qu’est le mulet farci à la
saint-louisienne. Dans un pays majoritairement musulman, le
thé, la tisane de kinkeliba et
le bissap l’emportent sur les alcools, mais les bières locales
– Flag ou Gazelle – et
le vin de palme en Casamance
ont aussi leurs adeptes.
Salle de classe dans un
village
L'éducation au Sénégal est l'une des plus avancées sur le continent. Le
Sénégal peut se targuer d'avoir un enseignement de qualité avec des
équivalences de diplômes avec des universités étrangères les plus
prestigieuses tant en France
qu'aux États-Unis.
Ceci permet
également des échanges avec des étudiants qui viennent étudier au Sénégal
dans le cadre d'études spécifiques sur le pays ou des étudiants sénégalais
qui partent à l'étranger afin de diversifier leurs connaissances dans le
cadre de recherche.
La population
étant très jeune, la demande en formation est très forte sans compter la
jeunesse des autres pays africains plus pauvres qui tente de terminer
leurs études à Dakar.
Le Sénégal est
membre de la Francophonie et est devenu pays observateur au sein de la
communauté des pays de langue
portugaise (CPLP). Le Sénégal envisage de devenir
membre à part entière de la CPLP[réf. nécessaire] alors que le
portugais n'est parlé que par la très faible part de la
population.
Sport .
Article détaillé : Sport au Sénégal.
Stade Léopold Sédar Senghor à Dakar
Le rallye Dakar (ou « Le Dakar », anciennement rallye
Paris-Dakar) est un rallye-raid professionnel, qui se dispute chaque année
au mois de janvier, principalement sur le continent Africain avec arrivée
en banlieue de Dakar sur une belle plage de sable face à l'océan Atlantique. Mais suite à des morts d'enfants de villageois, la
contestation est devenue internationale grâce au CAVAD, Collectif pour les
Victimes anonymes du Dakar qui réunit des associations françaises,
africaines, portugaises, espagnoles, marocaines, maliennes, guinéennes et
sénégalaises.
Logo de la FSF
Le football est
un sport très apprécié des Sénégalais. L'équipe du Sénégal de football, dont les joueurs sont surnommés les Lions de la Téranga, est affiliée à la Fédération sénégalaise de football et à la FIFA depuis
1962. En 2002, au Mali, elle a manqué de peu la coupe
d'Afrique face au Cameroun en finale et demi finaliste de l'édition
suivante. Elle se qualifie à la même année (2002) pour la phase finale de
la coupe du monde de la FIFA, organisée en Corée et au Japon. L'équipe du
Sénégal bat la France (championne du Monde et d'Europe en titre) en match
d'ouverture de la coupe du monde. Parmi les grands footballeurs
sénégalais, on peut citer El-Hadji Diouf, Henri
Camara, Khalilou Fadiga, Habib
Beye, Tony Sylva,
Mamadou Niang, Omar
Daf ou, dans le passé,
Jules Bocandé, mais aussi le manager Pape Diouf,
aujourd'hui président de l'OM.
La lutte sénégalaise est une pratique ancrée dans la tradition. La
lutte sénégalaise n'a rien perdu de sa popularité, à travers
des combats aussi brefs que spectaculaires. Ce sport est incarné par
d'impressionnants champions tels que Yékini, qui,
en 2005, l'a emporté sur Tyson, un
redoutable adversaire qui avait su conserver le titre pendant près de 5
ans, mais sera battu à deux reprises par un autre poids lourd sénégalais,
Sérigne Dia, dit Bombardier.
D'importants enjeux économiques sont désormais liés à ce sport. Et les
cachets mis en jeu peuvent atteindre de nos jours près de
350 000 000 FCFA, soit 750 000 dollars.
Le boxeur Battling Siki
La boxe a connu
ses lettres de gloire avec Battling Siki (1897-1925), champion du monde à 25 ans et premier
Africain à remporter un titre mondial de boxe, reste
dans toutes les mémoires. Plus près de nous, le Franco-sénégalais
Souleymane Mbaye est devenu champion de France WBC
des lourds-légers.
Le basket-ball
est moins prisé que le football, c’est cependant un sport très pratiqué,
stimulé par les succès de son équipe nationale de basket-ball,
les Lions du Sénégal et des joueurs tels que DeSagana Diop, Boniface
N'Dong, El Kabir Pene ou Maleye
N'Doye.
Les autres
sports sont également bien représentés : l'équipe sénégalaise de
pêche sportive (Moussa Mbengue, Abdoulaye Kébé, Cyril Calendini,
Dominique Dussaut) est devenue championne du monde en 2002 et 2003.
Séduits par des conditions météorologiques souvent clémentes et les
ressources côtières, les visiteurs viennent nombreux pour pratiquer les
sports nautiques tels que la plongée sous-marine ou le surf, et la
réputation des Almadies ou
de la vague de Ouakam n'est plus à faire. De son côté,
l'aviation de loisir – notamment l'ULM – permet
une approche inédite des paysages, dans une contrée dépourvue de vraies
montagnes. Cap
Skirring et le Sine-Saloum constituent alors des destinations de
choix.
Médias .
Même si les
médias au Sénégal bénéficient d’une situation relativement
favorable par rapport à d’autres pays africains, leur dépendance à l’égard
du pouvoir reste forte et des incidents surviennent occasionnellement,
comme ce fut le cas lors de la répression d'une manifestation contre la
vie chère en mars 2008 . L'Agence de Presse Sénégalaise (APS), un
organisme autonome créé en 1959,
détient le monopole de la diffusion des informations distribuées au
Sénégal par les agences de presse mondiales. Dans le classement mondial de
la liberté de la
presse établi chaque année par
Reporters sans
frontières à partir de multiples
critères, le Sénégal est en recul, occupant en 2008 la 86e place sur 173, devancé par
plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest.
La presse écrite sénégalaise a débuté au cours du XXe siècle pendant la période coloniale :
- Déjà en
1856 l'administration coloniale au Sénégal lance Le Moniteur administratif du Sénégal et
dépendances, édité à Saint-Louis. Une presse d'inspiration religieuse se développe
aussi en Afrique au début du XXe siècle, publiée notamment par les missions protestantes
qui souhaitent encourager la lecture de la Bible. Un regard différent ou
critique n'était alors pas envisageable….
- Après la
Première Guerre
mondiale, les Sénégalais se
dotent de leurs propres périodiques, notamment syndicaux, tels que La Voix des travailleurs sénégalais, fondée en
1938. Mais c'est seulement au lendemain de la
Seconde Guerre
mondiale que le continent
accède véritablement à l'information. Dans les années 1950, les idées panafricaines commencent à se diffuser
à travers Présence africaine, une revue
créée en 1947 par Alioune Diop. Les journaux se multiplient à l'approche des
indépendances, mais de manière un peu moins prolifique que dans les pays
anglophones.
Aujourd’hui les
principaux titres de la presse sont :
- Pour la
presse quotidienne : Le Soleil créé dès
1970 et assez proche du gouvernement, Sud
Quotidien, plus indépendant, Wal Fadjri,
plus incisif ou Le Quotidien, neutre.
- L'une des
particularités de la presse sénégalaise est l’existence de journaux
satiriques, tel que Le Cafard
libéré, clin d’œil explicite à son confrère français, Le Canard enchainé ou Le Politicien.
- À ces titres
s'ajoutent ceux de la presse sportive Stades, les magazines féminins Amina (le magazine des femmes africaines et
antillaises) et de détente, de plus en plus populaires, ainsi que
quelques publications destinées aux plus jeunes Planète Enfants ou Planète Jeunes.
- Parmi les
périodiques panafricains, l'hebdomadaire Jeune
Afrique, fondé en 1960,
reste très prisé des élites qui lisent aussi la presse internationale
francophone Le Monde, Le Figaro, voire anglophone International Herald Tribune, The Guardian.
- Cependant,
comme ailleurs, les journaux doivent faire face à la concurrence des
autres médias et notamment des sites d'information en ligne, tels que Rewmi, Nettali ou
Seneweb.
Antenne parabolique à Agnam-Goly
(région de Matam)
Économique et
maniable, la radio constitue aujourd’hui le seul véritable média
de masse et le moyen de communication le plus égalitaire au
Sénégal.
- Il existe des
émissions en langues vernaculaires particulièrement appréciées.
- Les
radios
internationales, telles que
Africa n° 1, d'origine gabonaise, ou Radio France internationale, ouvrent d'autres horizons.
La télévision fait ses débuts au Sénégal en 1963 avec
l'aide de l'UNESCO mais les émissions régulières ne débutent
véritablement qu'en 1965. Grâce
aux satellites, les plus fortunés peuvent capter les chaînes privées
internationales, mais l'usage de la télévision reste souvent populaire et
collectif.
- La RTS
(Radio-Télévision
sénégalaise) a longtemps
bénéficié d'un véritable monopole.
- Elle doit
compter aujourd'hui avec des chaînes telles que 2sTV,
Canal Info, RDV ou WALF TV.
Télécentre à Yoff
Selon
l'Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les
Inforoutes au Sénégal (OSIRIS), le nombre d’utilisateurs d’Internet était de 650 000 en septembre 2007.
Au 30 septembre 2007, il y avait 34 907 abonnés, dont 33 584
avec une connexion ADSL. On
estime actuellement à plus de 800 le nombre de points d'accès à Internet
dans le pays. En avril 2007, 1 921 domaines « .sn » étaient
déclarés et 540 sites étaient effectivement en ligne.
Dans un pays où
la convivialité et la palabre sont au cœur de la vie familiale et sociale,
la téléphonie mobile s’est développée très rapidement. Les deux
opérateurs qui se partagent le marché sont la Sonatel
(dont les services sont commercialisés depuis 2006 sous la marque
Orange) et Tigo. À eux
deux, ils comptaient 4 122 867 abonnés le 31 décembre 2007. On
n'en dénombrait que 269 088 pour la téléphonie fixe à la même date,
mais il faut prendre en compte les 17 000 télécentres disséminés sur
tout le territoire.
Société
et vie quotidienne .
École célébrant Mardi Gras à
Dakar ; à l'arrière-plan, la mosquée Seydou Nourou Tall
Il existe
plusieurs Religions et croyances
au Sénégal mais la population
sénégalaise est très majoritairement musulmane
(88 à 94 % selon les sources), mais les chrétiens
(surtout les catholiques)
sont également présents (4 à 12%), et l'animisme est
pratiqué principalement dans le sud-est du pays, mais cohabite souvent
avec les autres religions. Le Sénégal est réputé pour sa tolérance
religieuse. Il n'est pas rare de trouver des membres d'une même famille
ayant des religions différentes. Les mariages interreligieux sont
nombreux. Les fêtes musulmanes et chrétiennes sont également fêtées et
respectées par les différentes confréries musulmanes et les autres communautés.
Une maternité dans le Sine-Saloum
La Santé au Sénégal a souvent été à la pointe grâce à des partenariats
entre la France et le Sénégal qui a débuté dès la période coloniale par
l'ouverture des premières écoles de médecine. Les Sénégalais se portent
mieux et vivent plus longtemps – l'espérance de vie à la naissance est de 55,34 ans pour les hommes, de
58,09 ans pour les femmes et de 56,69 ans pour la population globale – et
le taux de prévalence du SIDA est
l'un des plus faibles d'Afrique avec
0,9 % de la population séropositive.
Cependant
quelques endémies restent préoccupantes, comme le paludisme ou les bilharzioses, et de grandes disparités subsistent dans le pays,
si l'on songe par exemple que 70 % des médecins et 80 % des
pharmaciens et des dentistes sont installés dans la capitale.
La médecine
traditionnelle avec des tradipraticiens reste souvent la solution la moins onéreuse pour les
plus démunis.
Personnalités .
Article détaillé : Personnalités du Sénégal.
De nombreuses
personnalités de renommée internationale ou ayant eu une influence
historique, culturelle sont d'origine sénégalaise ou tout simplement nées
au Sénégal. Parmi les plus connus : l'ancien député français puis
président du Sénégal et membre de l'Académie française Léopold Sédar Senghor, l'historien et anthropologue Cheikh Anta Diop, les Frères Diouf (ex-membres du groupe québécois
Les Colocs) ou encore, le chanteur Youssou N'Dour.
Les
personnalités politiques françaises Ségolène Royal, Rama
Yade ainsi le rappeur Alioune
Badara Thiam dit Akon sont nés au
Sénégal. |